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Camille à la télé (FR3) après sa relaxe

samedi 24 mars 2007, par Refus ADN

C’est un jugement sans précédent qui vient d’être rendu par le tribunal correctionnel de Mâcon : la relaxe d’une jeune femme poursuivie pour avoir refusé de donner son empreinte génétique, un prélèvement qui avait été demandé dans le cadre d’une recherche de consommation de cannabis.

Dans FR3 Bourgogne Franche Comté
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puis sur l’édition du mercredi 21 mars.

Retranscription :
C’est un jugement sans précédent qui vient d’être rendu par le tribunal correctionnel de Mâcon : la relaxe d’une jeune femme poursuivie pour avoir refusé de donner son empreinte génétique, un prélèvement qui avait été demandé dans le cadre d’une recherche de consommation de cannabis.

Reportage : « Des applaudissements pour saluer la décision du tribunal : la relaxe pour Camille Baud. Pourtant la jeune femme encourrait un an de prison et 15.000 euros d’amende. En septembre dernier, elle est contrôlée par les gendarmes de Percy-les-Forges. Dans son véhicule ils découvent un narguillé et lui demandent de se soumettre à un prélèvement ADN. La jeune fille refuse.

Camille Baud : "J’ai refusé parce que déjà ça m’a choqué qu’on me le demande alors qu’il y avait seulement une présomption de délit et pas de délit reconnu, et parce que je pense que c’est quand même une pratique d’État autoritaire que de ficher systématiquement la population."

Depuis les lois Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, le refus de donner son empreinte génétique peut dans certains cas être considéré comme un délit. pour le comité de soutien de Camille, c’est un pas de plus vers la société Big Brother.

Jacques Debray, avocat de Camille Baud : "ce qui est nouveau depuis 2003 c’est que cette loi s’applique à l’égard des personnes qui sont simplement soupçonnées. Soupçonnées de quoi ? D’avoir une participation à un délit qui figure sur une liste prévue par le législateur. Le hic dans ce dossier c’est que dans la liste ne figure pas l’usage de produits stupéfiants."

David Janvier, comité de soutien de Camille Baud : "C’est vraiment une guerre ouverte contre la jeunesse, contre tous les gens qui sont suspectés d’être « déviants » envers la société. C’est ça qui est scandaleux."

En relaxant Camille Baud, le tribunal de Mâcon a reconnu la validité de ses arguments, à la fois juridiques et éthiques. La décision devrait faire jurisprudence. »